Gerber son Âme . Ses m0ts . Ses maux .

Gerber son Âme . Ses m0ts . Ses maux .
Pix
Il était une fois une Mad Moi Z'ailes qui perdue la "chose" la plus chère au monde...
Depuis elle s'en trouva étoilée...

Je t'aime mon étoile & on se retrouvera au milieu des nuages & les étoiles,
après avoir vécu ma vie, pour moi & pour toi...

Un an dans 23 jours*
# Posté le mercredi 07 mars 2007 09:12
Modifié le vendredi 16 mars 2007 06:40

Les Petits Yeux Ronds

_______Un jour alors que je rentrais de mes cours du soir, art de la photographie, je vis ma mère chahuter violemment avec mon père. Cette femme tremblante, Caroline, soumise aux yeux de cet homme pervers, François qui n'est rien d'autre que mon père. Dès qu'elle me vit entrevoir de mes petits yeux ronds cette scène - quotidienne pour elle, mais visible pour la première fois pour moi - elle m'emmena dans ma chambre, il était l'heure du coucher, elle me borda comme autrefois, comme un poupon. Je me mis à rougir, ma peau devint toute mouatte, les yeux écarquillés, omnubilé par l'attention qu'elle m'accordé cette fois-ci... J'en oubliais presque la scène atroce que je venais d'apercevoir... Mais elle je suis persuadée qu'elle ne pensais qu'à ça, qu'elle revoyait sans cesse les images troublantes et choquantes dont je venais d'être témoin. Un réél choc émotionnel pour une mère je pense, une deception, une blessure, mais surtout une honte. Elle qui s'etait promis de ne jamais rien laisser transpaître aux yeux de sa fille aimée, Julia. Sa principale apréhension devait être que je me doute des coups et de l'humiliation qu'elle recevait, rituellement caque soir. Elle voulait me préserver, me protéger de "ses" coups, mais aussi de "ces" coups, meen réalité me protéger de tout. Tous désagréments qui aurait pu nuir à ma santé, autant psychologique que physique. Je suis sûre qu'elle ne se doutait pas une seconde, que mon père François, avait la facheuse manie de me faire souffrir à sa manière, dès qu'elle franchissait un pas hors de la maison. Comme le dicton dit, quand le chat n'est pas la les souris dansent, et bien chez nous à Paris c'était, Quand le souffre douleur n'est pas la, le martyr assouvi ses désirs autrement. Pour maman s'était la douleur physique, bien qu'elle fut morale aussi, mais pour moi il reservait la pire des souffrance, la souffrance mentale, morale, psychique, psychologique... Appelez ça comme vous le souhaitez, pour moi ça n'a pas d'importance, la souffrance est toujours là, peu importe comment elle se nomme, peu importe où elle se trouve. A chaque fois qu'il s'en prenait à ma mère, il y avait toujours la caméra posée près de lui, comme si il se prenait piour un artiste, un homme qui excelait dans la violence et dans la haine. Il filmait ses oeuvres et ses humiliations et les classé, les numérotés, tel un obsessionel. Après son premier péché accompli, dès que Madame avait franchi le seuil de la porte, peu importe le temps qu'il s'etait ecoulé, il entamerait son second péché... En effet son plaisir était d'humilier une seconde fois ma mère. Il ecartelait mes petits yeux ronds, et m'obliger a être passive devant un ecran, il me mettait face à la dure réalité, face à des actes horribles qu'il faisait subir à Caroline, ma mère. Et moi impuissante, je ne pouvais pas agir, je devais me taire... Du liquide translucide s'ecoulait de mes petits yeux ronds, c'etait ce que l'on appelle des larmes, mais pas nimporte lesquelles, celles ci c'etait des gouttes de souffrance à l'état pur... Il aimait voir ma souffrance ressortir de mes points lacrymaux. Ce qu'il aurait voulu voir si cela était possible, c'est du sang et de la douleur sortir au plus profond de mon coeur. Et il disait souvent que si le cerveau pleurait, ca serait la jouissance extrème que de voir la douleur psychologique s'exprimait, les larmes ne lui suffisait pas. Cet homme me repugnait, au caractère excéssif, exigeant, prétencieux, insatisfait, obsessionnel et nous dirons légèrement dérangé... A ces horreurs s'ajoutait sun fantasme, le sien. Etant dans une école en art de la photographie, il voulait que je devienne actrice dans son peti jeu, et non plus spectatrice. Moi, photographe de ces oeuvres, moi spectatrice et actrice de ces saloperies ! Ainsi une collection de clichés qu'il aurait exposé sur un mur, telle une fierté. Pour moi ces dix mois de silence insoutenable devint très rapidement de plus en plus frustrant. Je me mis a consommé des drogues illicites, et à me bourrer de somnifères trouvés dans la chambre de ma mère. Je la comprennais, je resentais sa douleur, je voyais bien qu'elle n'arrivait plus à m'assumer, peur que je decouvre, peur de la honte, peur de l'avenir, de mon avenir. A force de me ressacer tout ces visions, toutes ces phrases dans ma petite tête d'adolescente difficile, je me mis à aller voir un psychologue, en ne mettant personne au courant bien entendu. Puis au fil des jours, je me mis en tête d'en parler ouvertement. Pour elle, pour moi, pour nous. Et un beau matin je mis au courant ma mère, je lui ai tout raconter, comme si je vomissait ma douleur, elle fût accablée, comme si sa souffrance s'etait multipliée par trois. son sentiment de honte, et de defaite se laissa transparaître dans la brillance de ses yeux, dans la clarté de ses larmes. J'ai mal et elle aussi. Mais ça ne fait rien puisqu'elle ira mieux, nous irons mieux. Ensuite un autre pas devait être franchi, son témoignage, son accord. Après une longue discussion troublante, pleine de tristesse et d'émotions, je la convaint d'aller tout réveler et de laisser la justice agir. Le parcours sera long, mais nous gagnerons. Je te le promais. Et c'est alors qu'elle me delit ces mots qui me suivront durant toute ma vie, "Merci ma fille tu m'as délivré, je voulais te protéger et c'est toi qui l'a fait. Alors je vais me ratraper, et te préserver par ces quelques mots, n'oublies jamais ça Julia, ne laisses jamais un homme te prendre ta vie de femme..." Quelques mois plus tard, le procès est remporté par les deux femmes. C'est ainsi que Caroline continua sa relation mère/fille, plus soudés que jamais, en parfaite harmonie. Et chaque jour elles se téléphonent pour se glisser un petit "je t'aime" au creu de l'oreille...


- Nouvelle fictive -
Liu Xing*
Des réactions ? Des choses à dire ? Allez-y je suis toute ouie ;)
# Posté le vendredi 16 mars 2007 06:35